Louise Janin (Durham, New Hampshire, 1893 – Meudon, 1997), Fonds d’atelier de l’artiste, entre 1923 et 1993, Don manuel de Mme Michele Janin, petite-nièce de l’artiste, MNB 2022.1.1 à 174
Œuvres de Louise Janin (107 numéros) : 3 pièces de mobilier, 38 peintures, 9 esquisses peintes, 23 lots de dessins (2627 feuilles), 24 carnets de dessins et 9 objets de l’atelier
Œuvres d’autres artistes :(67 numéros) : 9 sculptures, 2 objets, 33 peintures, 18 dessins et 5 estampes
Louise Janin est une artiste américaine, d’origine française, qui s’installe définitivement à Paris en 1923 après une première formation artistique à San Francisco. Ses premières œuvres, dans les années 20, sont teintées d’un symbolisme original, inspiré des formes de l’art asiatique et des thèmes du bouddhisme, auquel se mêlent les lignes pures de l’Art déco. En 1926, sa rencontre avec Kupka et Valensi oriente son travail vers une nouvelle direction, le musicalisme. Ses tableaux s’éloignent alors de la figuration pour user d’un langage abstrait, fait de lignes sinueuses et de couleurs vives et scintillantes, qui traduit en images les variations musicales. À partir des années 50, elle expérimente la technique du « marbling » pour créer des « cosmogrammes », sortes de médiations colorées sur papier qu’elle assemble ensuite dans de grandes compositions sur toile ou sur bois. Ses dernières peintures, entre 1970 et son décès en 1997, montrent une palette adoucie et s’inspirent des formes de la nature. Ce fonds d’atelier permet d’appréhender la production artistique de Louise Janin dans son ensemble, de la peinture aux arts décoratifs, des arts graphiques à la poésie, car outre ses œuvres, le don comprend aussi les archives et écrits de l’artiste. Ses livres et sources d’inspiration (objets asiatiques), mais aussi les œuvres d’autres artistes figurant dans son atelier (Auguste Janniot, Ernst Klausz, Marcel Lempereur-Haut) nous permettent de comprendre ses centres d’intérêt artistiques comme son environnement amical et culturel.