Idolum Kiwasa (L’Idole nommée Kiwasa), 1590

Idolum Kiwasa (L’Idole nommée Kiwasa), 1590

Idolum Kiwasa (L’Idole nommée Kiwasa), 1590

Images d'indiens
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Origine et date: 
Théodore de Bry (d’après Jacques Le Moyne de Morgues)
Idolum Kiwasa (L’Idole nommée Kiwasa), 1590
Artiste(s): 

Planche gravée tirée des Grands Voyages,
deuxième partie : Brève narration (pl. XXI)
22,6 cm x 23,2cm
Inv. MNB, 71C26


Cette gravure est extraite des Grands Voyages publiés à Francfort par Théodore de Bry. Ces recueils, édités de 1590 à 1634, reprennent les récits de douze explorateurs en Amérique. Les illustrations qui agrémentent ces récits ont fortement frappé l’imagination du public européen.

Cette gravure est extraite du premier volume des Grands Voyages publiés en 1590 à Francfort par le graveur Théodore de Bry. Ce premier volume, intitulé Admiranda narratio fida tamen, de commodis et incolarum ritibus Virginiae, est consacré aux Indiens de Virginie et à leurs coutumes. Les planches gravées par Théodore de Bry sont réalisées d’après des dessins exécutés sur le vif par John White. En 1585, ce dernier prend part à un voyage en Virginie conduit par Sir Richard Grenville en vue de préparer une relation écrite et picturale des paysages, des ressources naturelles et des mœurs des indigènes. Les dessins de White et les descriptions qui les accompagnent sont considérés comme les tableaux les plus précis de la physionomie et des coutumes de ces populations de la côte sud-est de l’Amérique du Nord. L’idole nommée Kiwasa est ainsi une statue de bois polychrome placée dans le temple de la ville de Secotam. Elle garde le tombeau des souverains indigènes.

Les gravures de Théodore de Bry ont fait l’objet de nombreuses copies et adaptations aux siècles suivants, notamment dans l’ouvrage de Bernard Picart (1673-1733), Cérémonies et coutumes religieuses de tous les peuples du monde représentées par des figures avec des explications (1721).La gravure représente l’arrivée des Français en Floride lors de la deuxième expédition, en 1564. René Goulaine de Laudonnière débarque avec vingt-cinq arquebusiers. Ils sont accueillis par Atore, le chef de la tribu des Timucuas, qui les emmène au sommet d’une colline sur laquelle se dresse une colonne de pierre érigée par Jean Ribaut lors de l’expédition française de 1562. Symbole de la souveraineté française sur la Floride, la colonne est ornée de guirlandes végétales et porte les armoiries du Roi de France. Diverses offrandes sont déposées sur le sol : fruits exotiques, parfums, arc, flèches… À gauche de l’édifice, des Indiens sont agenouillés comme pour lui rendre un culte. Il s’agit incontestablement d’une iconographie de propagande qui met en évidence l’harmonie qui caractérise les relations entre les Français et les populations indigènes.